07.09.2009
Les gosses au secours de l'économie!
La nouvelle pub BN, le petit gâteau souriant, vante les avantages de son nouveau sachet fraîcheur qui permet de garder les gâteaux frais, croquants, et toujours aussi souriants...
Qui dit croquant dit craquant, qui dit craquant dit croustillant, qui dit croustillant dit bien évidemment bruyant. Ainsi, les charmants bambins mangeant plus bruyamment que jamais provoqueraient par un pur réflexe pavlovien une ruée vers les divers supermarchés.
Dans les dits supermarchés la plèbe en plus d'acheter les précieux BN (tant précieux que je doute les trouver à prix discount, de nos jours un sourire se paye à prix d'or) achèterait d'autres denrées jugées, à tort ou à raison, indispensables dans une furie dépensière due à un phénomène clairement neuropsychologique.
Heureusement, cette furie dépensière se compense! L'effet boule de neige se met en place: les gens achètent encore et toujours plus, entraînant leurs pairs toujours grâce au fameux réflexe de Pavlov. De ce fait les entreprises pour faire face à la demande toujours grandissante sont O-BLI-GEES d'embaucher du monde, ces nouveaux salariés ayant à leur tour l'occasion de participer à la furie dépensière et de permettre l'embauche de futurs heureux ex-chômeurs...
De là à prendre les gosses ainsi que nous-même pour des Paris Hilton en puissance, la marche de manoeuvre est faible non?
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30.12.2008
Hold-up!!!
Un hold-up, un forfait deux forfaiteurs (ça existe ce mot ?). L’un d’eux prend un otage, il le menace avec un stylo à bille. Oui, un stylo à bille : il tient son otage avec un bras placé sous la gorge de celui-ci, le stylo pointé sur sa carotide. Mais que peuvent-ils espérer récupérer ici. Pas évident à dire. Ils ont l’air déterminé. L’otage est pris en sandwich, le stylo toujours pointé vers sa gorge. Qui aurait pu croire qu’un objet aussi anodin qu’un bête bic cristal puisse être finalement si menaçant ? Ben faut pas croire non plus, c’est pointu ces machins.
Et autour personne ne bouge, personne ne réagit. Ah ça, les gens sont surtout obéissants quand on leur dit « plus un geste » ou « que personne ne bouge ». Enfin, ce sont surtout les cris qui les sidèrent si vous voulez mon avis. Si les brigands étaient entrés en criant « le père noël est un ornithorynque » ou « Bush est un archéoptéryx » je ne suis pas absolument certaine que quiconque serait resté stoïque. A la rigueur sidéré, les yeux comme des billes, que dis-je, comme des balles de tennis, mais sans bouger quoiqu’il en soit.
Revenons-en à notre otage. C’est quand même dingue, pourquoi est-ce toujours à lui que ça arrive ce genre de conneries ? Enfin, toujours, faudrait pas exagérer, c’est la première fois qu’une chose pareille lui arrive. Mais bon, au point où il en est il a bien le droit de se plaindre un peu non ? C’est vrai quoi, y’a plein de gens, et juste parce qu’il passe à un point X à l’étage Y et à l’instant Z, pouf, il voit sa vie menacée. Et pas par n’importe quoi, par un stylo à bille !.... Il imagine déjà l’inscription sur la pierre tombale : « Bic m’a tuer… sans blanco »… Quel humour…
Bon, il n’est pas tranquille, mais de là à dire qu’il a peur faut pas exagérer. Il est plutôt curieux, il regarde l’un des gangsters droit dans les yeux. Il cherche à sonder son âme peut-être ?... Ah non, mince, il est en train de se faire menacer, on attente à sa vie et ce serait ce jour-là qu’il choisirait de faire de la poésie ? Plutôt que de se laisser aller à quelque élan lyrique, il ferait mieux de réagir ! Bon, vite vite, que faire pour se sortir de ce mauvais pas ?
Tiens, et pourquoi se sortir de ce mauvais pas ? Après tout…. AAAAaaah mais oui ! Ca y est ! Il y a un proverbe, une expression ou un dicton de sagesse populaire qui dit qu’on ne savoure jamais assez ce qu’on a tant qu’on ne l’a pas perdu. Eh ben, il s’imaginait pas à ce point tenir à la vie notre otage. Et là, comme il réalise ce qu’il pourrait perdre, il commence à avoir la trouille.
Chut chut chut les hormones trouillatogènes, on se calme, zen…. Un carré est un cercle, un cercle un carré…. Un parallélépipède rectangle est une sphère…. Genre, le yoga enseigné dans ce petit film français des années 90 c’est vraiment de l’arnaque. Bon, ce n’est pas en 5 minutes qu’on devient yogi… Ah, ça aura eu le mérite de le faire sourire, juste intérieurement, faudrait pas que l’autre s’excite avec son stylo à bille… C’est que plus il le regarde plus il lui trouve l’air pointu ce fichu stylo… Ah, et si vous pouviez desserrer votre étreinte ? Non mais parce que ça devient difficile de respirer et un otage mort vous savez….
Ah, le deuxième gangster commence à bouger, il se tourne vers un employé… Il parle très fort. C’est peut-être dans la continuité des cris ? Plus on gueule fort moins les gens bougent (non mais c’est vrai, il n’y a qu’à écouter Nicolas Hulot ou les diverses manifestations anti-trucs ou pro-machin, est-ce que ça fait bouger quelqu’un ?). Ah, il veut un caillou, bon, pas n’importe quoi, un rubis. C’est vrai que c’est joli un rubis, c’est rouge, ça brille, c’est bling-bling, à la mode finalement. Mais qu’est-ce qu’il veut faire d’un rubis le gars ? Ah mince, de toute façon l’employé semble ne pas avoir accès au coffre… Dommage… Hein QUOI COMMENT ? Il n’a pas accès au coffre ??? Et il ne leur propose même pas une compensation, un alternative ou que sais-je !!? Non mais on voit bien que ce n’est pas lui qui est menacé par un stylo à bille… bleu ou noir au fait ? Non mais parce que là on ne voit pas le plastique au bout, et ce n’est pas facile à distinguer en regardant juste l’encre….
Ah !!! Le brigand rouspète après l’employé. Comme quoi, ce sont toujours les vendeurs, guichetiers ou autres personnes directement en contact avec le public qui s’en prennent plein la tête… N’empêche notre otage n’est pas spécialement disposé à prendre l’employé en pitié. Il tremble de tout son corps d’ailleurs celui-là, il serait bien incapable de proposer quoi que ce soit au vociférant voleur !
D’ailleurs, le voleur en question ne fait plus attention à lui, l’otage a le bras de son complice sous le nez. Le complice a desserré un peu l’étreinte pour suivre l’acerbe échange d’un œil bovin… Bon, au point où on en est… *GNAP* L’otage mord violemment dans le bras de son preneur qui pour la peine lâche ce fichu stylo.
L’otage retient à pleines mains et à pleines dents le bras du voleur et jette un regard sur l’assistance… Ah mais il n’y a pas que quand on braille que le troupeau s’immobilise, quand on bouge aussi… C’est vrai que quelqu’un, un passant, un client ou autre qui se rebiffe contre des preneurs d’otages ça rentre pas dans les schèmes, ce n’est pas normal, ça sidère : on garde les yeux comme des boules de pétanque, la mâchoire décrochée pour compléter ce charmant tableau. Bon, si on se rappelle les cours de maths, de physiques ou autre, moins fois moins devrait faire plus : « NON MAIS ILS SONT DESARMES ! VOUS ALLEZ PEUT-ÊTRE VOUS BOUGER LE FION !!! ».
Hem, pas très délicat. Mais si on a renoncé à la poésie, ce n’est certainement pas pour faire de la dentelle. Ah, le théorème se vérifie, et aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est le petit employé tout tremblotant qui se jette sur le vociférant pendant que notre otage s’acharne sur le bovin.
Et ainsi se vérifie un autre théorème, celui de la réaction en chaîne : tout le monde veux participer, balancer une torgnole aux gangsters qui pour la peine restent à leur tour sidérés.
Le lendemain, notre ex-otage jette un œil dans le journal « Hold-up sans gravité à la bijouterie X, le courage et la présence d’esprits des personnes présentes ont pu permettre l’arrestation de deux malfrats ». Deux lignes (fausses) pour l’événement qu’il prendra toujours des heures à raconter… Il y a quand même de quoi être dégoûté…. Ah, un stylo à bille, poubelle !….
22:24 Publié dans Théories fumeuses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.08.2008
Poisse, malchance et petits tracas
Bon, y'a des jours comme ça... ça va pas fort... y'a d'autres fois, on a l'impression d'être engluée dans la poisse jusqu'aux racines capilaires! C'est un peu ce qui s'est passé avec moi ces derniers temps. J'aime pas me plaindre, mais ça fait du bien!
Imaginez, ça a commencé vendredi 1er août. et ça commence tout juste à se calmer. Je quitte le travail, je vais prendre le train pour rentrer chez moi. J'arrive à la gare en courant pour être sûre de pas rater mon train, tableau: 30 minutes de retars. Me voilà à attendre 40 minutes sur le quai. Bien sûr, pas de lecture avec moi, sinon c'est pas drôle. Une fois montée dans le train, un coup de fil s'impose: " Allo? Stef?.... Oui c'est moi... Bon, pour le départ en week end ce soir, je suis pas prête d'être chez moi tu penses qu'on pourrait partir plus tard.... Ah, on partirait avec ta maman? Il me semble qu'elle n'aime pas attendre?...bon, laisse tomber pour le week-end... vous rejoindre après en voiture? j'aurais ni la force, ni le courage" ....
J'abandonne donc l'idée de mon week-end peinard en Aveyron. Finalement Stef me rappelle en me disant qu'elles m'attendent! Chic! La course commence. Arrivée à la gare... 10 minutes d'attente pour le bus... Bon, c'est pas dramatique... J'attends... 5... 10... 15... 20.... 25 minutes... Chameau de bus!!! Bref, j'arrive chez moi en nage, j'ai 10 minutes à tout casser pour préparer mes affaires et me rafraîchir en peu... Je suis morte de honte, Stef et sa mère m'attendent depuis en tout près de 3/4 d'heure. Bon, finalement on part et on se retrouve dans les pires bouchons... Je suis mortifiée! Malgré ce malheureux incident, nous arrivons à bon port et je passe un super week end avec des gens très sympas, une fête de village où on m'a menacée de me balancer dans l'abreuvoir, un bon resto... Je rentre chez moi guillerette, plus reposée que jamais! Pour retrouver mon doux foyer... Et une méga soupe à la grimace qui m'a sapée toute mon énergie.
Bref, je retourne au boulot le lendemain, j'me prends une nouvelle dans la tronche qui me secoue plus que ce que j'aurais cru sans que j'ai pourtant une quelconque responsabilité. Entre midi et deux je me réfugie dans ma voiture et je fonds en larmes au téléphone avec mon meilleur ami au bout du fil qui me console comme il peut de son boulot. Je pars faire ma course et m'achète un repas que mange toujours dans ma voiture. Je ne me plais pas des masses à l'hosto, j'm'entends pas trop avec l'équipe, je suis pas à l'aise. Mais j'y retourne. Je me planque une heure dans le bureau avant d'y retourner.
L'après-midi se passe, le soir je dors pas beaucoup et je ne mange guère. Le lendemain j'y retourne, j'appelle le bureau de gestion pour leur dire que j'ai rendez-vous chez le médecin. Sans entrer dans les détails avec eux, je suis au bord de la crise de nerfs, il est hors de question que je loupe ce rendez-vous. La dame me dit qu'il faut que je signale mon départ à la cadre de service... en congé... Je dis alors que j'ai des heures à rattraper (en effet, j'ai bossé 20h30 au lieu de 18h30 la semaine passée) elle me répond que la pointeuse se borne à mes horaires de sortie (pas d'entrée bien sûr, 2 minutes de retard se voit direct, mais pas 1h de boulot en plus...). Encore, si c t que ça, mais en plus la dame n'a pas enregistré les bons horaires, en gros, ça fait 3 semaines que je me fais gruger mes RTT, et 4 h de boulot par semaine... Je raccroche, et je me casse. S'ils ont des questions à me poser, qu'ils viennent je les attends, sinon ils n'ont qu'à abréger mon pré-avis, c pas comme si je pouvais pas trouver du boulot à côté. De toute façon, ils ne me filent même pas de boulot, je m'emmeeeeeeeeeeeeerde.
Bref... je vois la toubib, elle me bourre de plantes pour me calmer. Ca me ressemble pas mais c'est plus qu'indispensable vu mon état de nerf. Je repars en réunion (3h de blablas inutiles) et je rentre.
Le lendemain, je décide de dormir une heure de plus avant d'aller bosser à Nîmes: donc, je prends la voiture! Youpi! Je me plante de sortie, j'arrive au cabinet à 8h32, deux minutes de retard, la patiente s'est barrée. Elle me fait chier je la revevrai plus. Je fais mon boulot, youpi! Aprèm de canicule, j'appelle une patiente presque née au XIXème siècle tellement elle est vieille pour lui dire de SURTOUT pas bouger de chez elle. Au moins, j'ai fini le boulot à 15h, CASSOS!!! Youhou! Je prend ma p'tite titine que j'aime (la voiture) pour me mettre en route.
Je roule donc gaiement sur l'autoroute, heureuse de rentrer chez moi plus tôt et de pouvoir aller au ciné avec mes potes et profiter tranquillement de la soirée. 110 à l'heure sur l'autoroute, tranquille... Soudain, un soubresaut... Deux.... Mais... Je n'entends plus le moteur... En gros, ma voiture continue de rouler sur sa lancée... Entraînée non par le moteur mais par l'inertie... Or, il est connu que le mouvement perpétuel n'existe que dans un monde parfait, vite vite, feux de détresse, je laisse le camion me dépasser par la droite, le mec qui me bouffait le cul avec sa voiture pourrie m'insulter, et je me rabats sur la bande d'arrêt d'urgence. Bon, ça s'est fait... Je suis encore vivante, c'est toujours ça de pris. Bien sûr, j'ai oublié mon téléphone portable juste aujourd'hui, sinon c'est pas drôle. Donc je descends de ma voiture agonisante (côté passager, s'agit de ne pas se faire souffler par un camion) et je marche à petits pas serrés, talons hauts et robe à l'appui, jusqu'à la borne d'arrêt d'urgence, j'appelle... 40 minutes d'attente... Ok, bon, je m'asseois derrière la glissière de sécurité, et je contemple ma voiture. Le spectacle d'une nana en robe au bord de l'autoroute a beaucoup plu aux camionneurs vu les klaxonnements.
Finalement le dépanneur arrive, je lui explique ce qui s'est passé et que ma voiture fait le même bruit que quand la batterie est à plat quand j'essaye de redémarrer ma voiture. Il regarde, n'arrive pas à la redémarrer plus que moi (j'avoue que je me suis sentie soulagée à cet instant) ouvre le capot pour regarder dedans: "Ah.... Votre courroie de distribution a lâché..." me dit-il tête d'enterrement à l'appui. Enterrement? Mais pourquoi une tête d'enterrement... Je m'aventure dans les affres de la mécaniques: "... Heu, c'est quoi une courroie de distribution? Ca veut dire quoi" - "Que vous avez un gros problème" Merci, me voilà bien avancée...: " Heu.... c'est-à-dire?" "Ben dans 99,9% des cas, ça veut dire que les pistons et biiip* sont abîmés etc ** ..." - "... Ce qui coûte?...." - "1200€ à 1800 € "
J'ai pas eu peur quand mon moteur m'a lâchée sur l'autoroute, mais là j'ai eu la trouille... Finalement le gars remorque ma voiture jusqu'à son garage. Je m'en vais à l'accueil pendant qu'il la gare. La dame de l'accueil, très gentille appelle mon assurance pour la prise en charge du remorquage, que l'assurance en question ne prendra pas en charge. Motif d'une telle traîtrise? Je suis tombée en panne à moins de 50 km de Montpellier. C'est vrai qu'à 30 km il m'était aisé de prendre ma voiture sur le dos pour la ramener. 109 euros plus tard, n'ayant pas mon téléphone et donc les numéros de mes amis, et mes parents en vacances, je n'ai d'autre choix que d'appeler un taxi. 23 euros plus tard, je suis chez moi à 19h. Le ciné, c'est foutu, je n'ai plus qu'une envie c'est de me terrer chez moi...
Le lendemain, j'appelle un autre garage pour savoir s'ils peuvent prendre ma voiture: le premier garage ferme pour congé, si je laisse ma voiture, à moi les frais de gardiennage! *wouhou* . Finalement ma voiture peut être déplacée moyennant 90 euros. Pour continuer dans la catégorie des économies, ce week end, j'ai reçu des amis et nous avons dû louer une voiture pour que je puisse leur faire voir autre chose que montpellier: 145 euros, heureusement qu'ils ont participé... Grâce leur en soit rendue. Hier, j'ai rappelé le garage, les frais de réparation s'élèvent à plus de 2000 euros. C'est définitif, je n'ai plus de voiture. Quand la sncf va se mettre en grève, j'vous dit pas le merdier pour aller au boulot...
Bref, je n'ai plus de voiture, il va falloir que j'en achète une. Je dois aussi prendre un appart (en colloc ce serait idéal). Mes rêves de reprise de cabinet d'orthophonie partent en fumée...
Et encore, il m'en est arrivé d'autres merdes, carte bleue avalée, chèques non encaissés, rencontre avec le boss pour discuter de mes horaires, pour le croiser ensuite au resto du personnel (bon, j'avais faim), découvert sans fond, machine à carte vitale qui ne marche plus.... Le truc bien, c'est que j'ai passé un week end extra avec mes potes malgré l'épuisement dû à mes insomnies et de potentiels problèmes de santé que je n'ai pas les moyens (ou l'envie) d'aller explorer en ce moment.
... Et en plus, j'ai même pas gagné à l'euromillion é_è
01:14 Publié dans 3615mavie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
31.07.2008
De retour...ou pas...
Salut les gens !
Bon, pas de nouvelles depuis un sacré bout de temps, mais tout a une explication : pas de nouvelles, pas de nouvelles !
Et aujourd’hui, ce sera un post, des nouvelles… Quelle belle saloperie que ces accords !
Alors, commençons par le commencement :
A force de ténacité, et sans trop de dégâts collatéraux, Marie et moi sommes venues à bout de notre mémoire, nous avons soutenu et obtenu la mention très honorable, ce qui permet de pas mal frimer entre nous. J’estime que c’est presque mieux que la mention très bien au bac, mais ce n’est que mon avis personnel… y’a pas grand monde qui approuve à grands cris quand je dis ça.
Après, départ à Paris pour un stage, moult aventures, la surprise d’une carte bleue qui ne me permet plus de retirer QUE dans les distributeurs de la poste du Languedoc Roussillon, et vous saurez désormais que trouver quelque chose de consistant à manger pour 5 euros dans le quartier de la gare de Lyon, c’est pas aussi évident que ça en a l’air. Il y a aussi eu un épisode de tripotage dans le métro. J'aurais pu foutre la honte au gars, mais c'est une parisienne (une habituée donc) qui m'a fait signe de me mettre derrière elle. Je n'ai pas été couarde, j'ai juste été effarée, ça existe vraiment donc? La jeune provinciale que je suis pourrais en être choquée vous dis-je!
Ensuite passage éclair à Dijon avant de redescendre à Montpellier pour la fête de la musique, le concert de mon ensemble dans une cathédrale immense, pour filer direct avec mon unique spectateur à moi au concert du groupe de nos potes. Bonne soirée, ils devaient passer à 19h, ils sont passés à 22h ou 23h….J’étais tellement fatiguée que j’étais « étourdie » après un simple verre de rosé !
S’en est suivi la farandole de paperasses, allers-retours entre Nîmes et Montpellier. J’ai commencé à bosser le 9 juillet et je n’ai toujours pas touché un sou, j’ai ouvert un compte pro et un compte perso, mes deux comptes perso sont à découvert, mon compte pro a faim… Bref, l’appartement avec le mobilier ikea de mes rêves n’est pas encore à portée de main…
La paperasse n’est pas encore terminée, la CPAM du Gard n’a pas été fichue de transmettre mon dossier à l’URSSAF. Il faut dire, c’est vraiment difficile de transmettre un dossier à une institution située dans la même rue ( la CPAM est au 14, l’URSSAF au 16).
Je suis donc officiellement une orthophoniste clandestine qui risque d’être poursuivie par le fisc (ils vont rigoler en voyant l’état de mes finances)… Catch me if you can… I don’t run fast, if you can’t catch me that means you suck…
Donc je travaille en libéral, 1 patient sur 3 ne vient pas au rendez-vous et ne prend pas le temps de m’appeler ou même de m’envoyer un simple texto. En bref, je m’emmerde.
En secteur hospitalier, c’est quand même plus drôle : ils m’ont contactée le 10 juillet pour que j’amène tous les papiers pour mon contrat (qui débutait le 15), je ne pouvais pas amener ces papiers le 10 car le bureau est fermé le jeudi (sinon c’est pas drôle) je les amène donc à 8h30 le vendredi, avec un rendez-vous à honorer à Nîmes à 10h30 (sinon c’est encore moins drôle).
- 8h30 dans le bureau, check (je suis à l’heure, alleluia)
- 8h50 « Oh, c’est dommage qu’on ne vous ai pas appelée le 8 pour que vous ameniez vos papiers, vous auriez pu être payée à la fin du mois, là faudra attendre la fin du mois prochain »
- 9h00 « ah, il faut que vous alliez au bureau machin, c’est quelque part par là-bas » avec un vague signe en direction de l’hôpital psychiatrique. L’hôpital en question n’est rien de moins qu’un village avec plusieurs pavillons.
- 9h25, au bord de la crise d’apoplexie, j’ai trouvé le bureau machin : « il faut que vous passiez à la lingerie pour commander vos tenues »
- 9h30 à la lingerie « ah mais je dois les livrer en cab 4 ou cab 5 vos blouses ? » ... Cab 4 ou 5? des mots encore plus barbare que myoclonie phrénoglottique! Coup de fil à l’orthophoniste en chef pour avoir ma réponse
- 9h45 sortie de la lingerie. Selon Mappy, il faut 30 minutes pour rejoindre mon bureau à Nîmes
- 10h15 je hais Mappy, je suis arrivée au péage (entrée bien sûr) de l’autoroute, je téléphone à ma patiente à Nîmes pour lui dire de ne pas m’attendre. Je n’avais pas vu le flic qui guettait au péage… juste là où je passe… heureusement il a été indulgent…
- 10h40 je suis en bas de l’avenue où je bosse… Il y a le putain de marché sur l’avenue en question et je n’étais pas au courant, les trois merveilleuses voies ne sont plus qu’une et demie, le reste étant envahie par les voitures garées en double file. Nîmois je vous aime.
- 10h55 je trouve une place
- 10h58 j’arrive en sueur au cabinet, mon patient de 11h00 est en train de m’attendre devant la porte… honte…En plus il était triste…
Bon, ça ce ne sont que quelques unes des menues galères que je rencontre. Je pourrai encore parler des heures de la télétransmission et de la merde que c’est, en plus on coupe pas moins d’arbres grâce à ça, mais ceci est une autre histoire… Sur ce… j’vais me saouler au perrier citron pour oublier...
21:32 Publié dans 3615mavie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25.06.2008
Diplômée!
Jeudi 12 juin.... de l'an de grâce (grasse?) 2008... Le jour est venu... Après deux années de sueur, de larmes, d'adrénaline, d'éthanol, et de mac do plus un quick, Marie et moi sommes là. Devant cette salle, ou nous allons présenter notre petit bébé, notre mémoire que nous avons prénommé Lajuju, sujet: La communication gestuelle dans la Maladie de Parkinson.
Je revois, une réunion du staff au service de neurologie en octobre. Nous y avions présenté notre sujet. Voyez la réaction de tous ces grands neurologues, face à nous, jeunes étudiantes orthophonistes pleine d'espoir:
"C'est ridicule cette étude!!!"
"C'est évident qu'ils vont faire moins de gestes!!!"
"Ca sert à rien!"
Bref, on en est ressorties démontées, mais toujours résolues! Armées de notre seul camescope, nous avons filmé 40 patients. Videos de 7 à 10 minutes environ visionnées chacune plusieurs fois (enfin, ça c'est ce que j'ai dit au jury) pour une analyse précise à l'aide d'une grille sortie nettement plus du cerveau de Marie que du mien, il faut rendre à César ce qui lui appartient. Et là, les neurologues ils sont eus dans leurs jugements!!!
Après des problèmes pour la théorie (nombreux grincements de dents pour la remanier, nombreux sont ceux de mon fait), rendue en février et corrigée en avril (ben oui, sont occupés ces gens là), après des sueurs froides, après l'interminable après-midi qui a précédé le point final que nous attendions tant, voici venir le temps de la soutenance.
On est devant tous ces gens, le jury et les gens venus nous encourager, et voilà, nous parlons. Ralentis ton débit Charlotte.... Arrête de faire un oeuf qui danse la samba avec ta main quand tu parles....oups, trop tard...Arg, la bafouille!!! "Excusez-moi" adressé au public... On respire un grand coup, et on repart.... Ouf... fini... ah non, la diffusion de video!!! Bon, brancher la télé.... C'est quoi cette télé? Elle est plus vieille que Marie et moi réunies!!! Bref, on a le son mais pas l'image.... Bon, on va essayer de passer par l'ordi, heureusement que j'ai récupéré les video dessus... Arg, l'image ne passe pas au projecteur!!! Même mon père qui s'est improvisé technicien n'y peut rien!
Bon, on approche l'ordi du jury, on montre les videos, on commente... Fini, le jury doit poser ses questions. Etape redoutée.... Ah? pas de questions? C'était très clair? Coooooooool! Maintenant, le jury délibère...
On sort, on cause beaucoup, le jury nous rappelle...
"Mémoire très bien écrit, très clair, présentation bien, concise et complète... Nous vous accordons donc votre certificat de capacité en orthophonie"
Youhou!!!
"Vient maintenant l'épineuse question de la mention...."
Ouiiiiiiii?
"Nous avons décidé de ne pas vous en mettre...."
Marie et moi sommes figées, mais toujours souriante ça ne peut être qu'une bonne blague
"Mais non, je plaisante..."
Ah vous voyez, j'vous l'avais dit!!!
"Nous vous accordons la mention très honorable"
On n'en espérait pas moins, faut le dire!!!
Voilà, après un peu de beuverie lors de la cérémonie de fin d'études (on m'a offert une plante que j'ai appelée Mauricette) un stage à Paris etc... je crois pouvoir dire que les études c'est bel et bien fini. J'attendais ce moment depuis des années, enfin il est venu. Un brin nostalgique quand même, j'espère ne jamais perdre de vue tous ces gens qui ont permis que ces quatre dernières années fassent partie des meilleures années que j'ai jamais vécues, avec une mention spéciale à Marie qui m'a supportée (dans tous les sens du terme) les trois années qui viennent de passer, qui a été la première personne suffisamment inconsciente pour me demander de faire le mémoire avec elle (les autres se sont brossé), on a carrément vécu ensemble cette année, et Dieu sait qu'il a dû y avoir quelques grincements de dents. Ma mayoune, si tu passes par là, mention spéciale à toi!
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