14.08.2008
Poisse, malchance et petits tracas
Bon, y'a des jours comme ça... ça va pas fort... y'a d'autres fois, on a l'impression d'être engluée dans la poisse jusqu'aux racines capilaires! C'est un peu ce qui s'est passé avec moi ces derniers temps. J'aime pas me plaindre, mais ça fait du bien!
Imaginez, ça a commencé vendredi 1er août. et ça commence tout juste à se calmer. Je quitte le travail, je vais prendre le train pour rentrer chez moi. J'arrive à la gare en courant pour être sûre de pas rater mon train, tableau: 30 minutes de retars. Me voilà à attendre 40 minutes sur le quai. Bien sûr, pas de lecture avec moi, sinon c'est pas drôle. Une fois montée dans le train, un coup de fil s'impose: " Allo? Stef?.... Oui c'est moi... Bon, pour le départ en week end ce soir, je suis pas prête d'être chez moi tu penses qu'on pourrait partir plus tard.... Ah, on partirait avec ta maman? Il me semble qu'elle n'aime pas attendre?...bon, laisse tomber pour le week-end... vous rejoindre après en voiture? j'aurais ni la force, ni le courage" ....
J'abandonne donc l'idée de mon week-end peinard en Aveyron. Finalement Stef me rappelle en me disant qu'elles m'attendent! Chic! La course commence. Arrivée à la gare... 10 minutes d'attente pour le bus... Bon, c'est pas dramatique... J'attends... 5... 10... 15... 20.... 25 minutes... Chameau de bus!!! Bref, j'arrive chez moi en nage, j'ai 10 minutes à tout casser pour préparer mes affaires et me rafraîchir en peu... Je suis morte de honte, Stef et sa mère m'attendent depuis en tout près de 3/4 d'heure. Bon, finalement on part et on se retrouve dans les pires bouchons... Je suis mortifiée! Malgré ce malheureux incident, nous arrivons à bon port et je passe un super week end avec des gens très sympas, une fête de village où on m'a menacée de me balancer dans l'abreuvoir, un bon resto... Je rentre chez moi guillerette, plus reposée que jamais! Pour retrouver mon doux foyer... Et une méga soupe à la grimace qui m'a sapée toute mon énergie.
Bref, je retourne au boulot le lendemain, j'me prends une nouvelle dans la tronche qui me secoue plus que ce que j'aurais cru sans que j'ai pourtant une quelconque responsabilité. Entre midi et deux je me réfugie dans ma voiture et je fonds en larmes au téléphone avec mon meilleur ami au bout du fil qui me console comme il peut de son boulot. Je pars faire ma course et m'achète un repas que mange toujours dans ma voiture. Je ne me plais pas des masses à l'hosto, j'm'entends pas trop avec l'équipe, je suis pas à l'aise. Mais j'y retourne. Je me planque une heure dans le bureau avant d'y retourner.
L'après-midi se passe, le soir je dors pas beaucoup et je ne mange guère. Le lendemain j'y retourne, j'appelle le bureau de gestion pour leur dire que j'ai rendez-vous chez le médecin. Sans entrer dans les détails avec eux, je suis au bord de la crise de nerfs, il est hors de question que je loupe ce rendez-vous. La dame me dit qu'il faut que je signale mon départ à la cadre de service... en congé... Je dis alors que j'ai des heures à rattraper (en effet, j'ai bossé 20h30 au lieu de 18h30 la semaine passée) elle me répond que la pointeuse se borne à mes horaires de sortie (pas d'entrée bien sûr, 2 minutes de retard se voit direct, mais pas 1h de boulot en plus...). Encore, si c t que ça, mais en plus la dame n'a pas enregistré les bons horaires, en gros, ça fait 3 semaines que je me fais gruger mes RTT, et 4 h de boulot par semaine... Je raccroche, et je me casse. S'ils ont des questions à me poser, qu'ils viennent je les attends, sinon ils n'ont qu'à abréger mon pré-avis, c pas comme si je pouvais pas trouver du boulot à côté. De toute façon, ils ne me filent même pas de boulot, je m'emmeeeeeeeeeeeeerde.
Bref... je vois la toubib, elle me bourre de plantes pour me calmer. Ca me ressemble pas mais c'est plus qu'indispensable vu mon état de nerf. Je repars en réunion (3h de blablas inutiles) et je rentre.
Le lendemain, je décide de dormir une heure de plus avant d'aller bosser à Nîmes: donc, je prends la voiture! Youpi! Je me plante de sortie, j'arrive au cabinet à 8h32, deux minutes de retard, la patiente s'est barrée. Elle me fait chier je la revevrai plus. Je fais mon boulot, youpi! Aprèm de canicule, j'appelle une patiente presque née au XIXème siècle tellement elle est vieille pour lui dire de SURTOUT pas bouger de chez elle. Au moins, j'ai fini le boulot à 15h, CASSOS!!! Youhou! Je prend ma p'tite titine que j'aime (la voiture) pour me mettre en route.
Je roule donc gaiement sur l'autoroute, heureuse de rentrer chez moi plus tôt et de pouvoir aller au ciné avec mes potes et profiter tranquillement de la soirée. 110 à l'heure sur l'autoroute, tranquille... Soudain, un soubresaut... Deux.... Mais... Je n'entends plus le moteur... En gros, ma voiture continue de rouler sur sa lancée... Entraînée non par le moteur mais par l'inertie... Or, il est connu que le mouvement perpétuel n'existe que dans un monde parfait, vite vite, feux de détresse, je laisse le camion me dépasser par la droite, le mec qui me bouffait le cul avec sa voiture pourrie m'insulter, et je me rabats sur la bande d'arrêt d'urgence. Bon, ça s'est fait... Je suis encore vivante, c'est toujours ça de pris. Bien sûr, j'ai oublié mon téléphone portable juste aujourd'hui, sinon c'est pas drôle. Donc je descends de ma voiture agonisante (côté passager, s'agit de ne pas se faire souffler par un camion) et je marche à petits pas serrés, talons hauts et robe à l'appui, jusqu'à la borne d'arrêt d'urgence, j'appelle... 40 minutes d'attente... Ok, bon, je m'asseois derrière la glissière de sécurité, et je contemple ma voiture. Le spectacle d'une nana en robe au bord de l'autoroute a beaucoup plu aux camionneurs vu les klaxonnements.
Finalement le dépanneur arrive, je lui explique ce qui s'est passé et que ma voiture fait le même bruit que quand la batterie est à plat quand j'essaye de redémarrer ma voiture. Il regarde, n'arrive pas à la redémarrer plus que moi (j'avoue que je me suis sentie soulagée à cet instant) ouvre le capot pour regarder dedans: "Ah.... Votre courroie de distribution a lâché..." me dit-il tête d'enterrement à l'appui. Enterrement? Mais pourquoi une tête d'enterrement... Je m'aventure dans les affres de la mécaniques: "... Heu, c'est quoi une courroie de distribution? Ca veut dire quoi" - "Que vous avez un gros problème" Merci, me voilà bien avancée...: " Heu.... c'est-à-dire?" "Ben dans 99,9% des cas, ça veut dire que les pistons et biiip* sont abîmés etc ** ..." - "... Ce qui coûte?...." - "1200€ à 1800 € "
J'ai pas eu peur quand mon moteur m'a lâchée sur l'autoroute, mais là j'ai eu la trouille... Finalement le gars remorque ma voiture jusqu'à son garage. Je m'en vais à l'accueil pendant qu'il la gare. La dame de l'accueil, très gentille appelle mon assurance pour la prise en charge du remorquage, que l'assurance en question ne prendra pas en charge. Motif d'une telle traîtrise? Je suis tombée en panne à moins de 50 km de Montpellier. C'est vrai qu'à 30 km il m'était aisé de prendre ma voiture sur le dos pour la ramener. 109 euros plus tard, n'ayant pas mon téléphone et donc les numéros de mes amis, et mes parents en vacances, je n'ai d'autre choix que d'appeler un taxi. 23 euros plus tard, je suis chez moi à 19h. Le ciné, c'est foutu, je n'ai plus qu'une envie c'est de me terrer chez moi...
Le lendemain, j'appelle un autre garage pour savoir s'ils peuvent prendre ma voiture: le premier garage ferme pour congé, si je laisse ma voiture, à moi les frais de gardiennage! *wouhou* . Finalement ma voiture peut être déplacée moyennant 90 euros. Pour continuer dans la catégorie des économies, ce week end, j'ai reçu des amis et nous avons dû louer une voiture pour que je puisse leur faire voir autre chose que montpellier: 145 euros, heureusement qu'ils ont participé... Grâce leur en soit rendue. Hier, j'ai rappelé le garage, les frais de réparation s'élèvent à plus de 2000 euros. C'est définitif, je n'ai plus de voiture. Quand la sncf va se mettre en grève, j'vous dit pas le merdier pour aller au boulot...
Bref, je n'ai plus de voiture, il va falloir que j'en achète une. Je dois aussi prendre un appart (en colloc ce serait idéal). Mes rêves de reprise de cabinet d'orthophonie partent en fumée...
Et encore, il m'en est arrivé d'autres merdes, carte bleue avalée, chèques non encaissés, rencontre avec le boss pour discuter de mes horaires, pour le croiser ensuite au resto du personnel (bon, j'avais faim), découvert sans fond, machine à carte vitale qui ne marche plus.... Le truc bien, c'est que j'ai passé un week end extra avec mes potes malgré l'épuisement dû à mes insomnies et de potentiels problèmes de santé que je n'ai pas les moyens (ou l'envie) d'aller explorer en ce moment.
... Et en plus, j'ai même pas gagné à l'euromillion é_è
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31.07.2008
De retour...ou pas...
Salut les gens !
Bon, pas de nouvelles depuis un sacré bout de temps, mais tout a une explication : pas de nouvelles, pas de nouvelles !
Et aujourd’hui, ce sera un post, des nouvelles… Quelle belle saloperie que ces accords !
Alors, commençons par le commencement :
A force de ténacité, et sans trop de dégâts collatéraux, Marie et moi sommes venues à bout de notre mémoire, nous avons soutenu et obtenu la mention très honorable, ce qui permet de pas mal frimer entre nous. J’estime que c’est presque mieux que la mention très bien au bac, mais ce n’est que mon avis personnel… y’a pas grand monde qui approuve à grands cris quand je dis ça.
Après, départ à Paris pour un stage, moult aventures, la surprise d’une carte bleue qui ne me permet plus de retirer QUE dans les distributeurs de la poste du Languedoc Roussillon, et vous saurez désormais que trouver quelque chose de consistant à manger pour 5 euros dans le quartier de la gare de Lyon, c’est pas aussi évident que ça en a l’air. Il y a aussi eu un épisode de tripotage dans le métro. J'aurais pu foutre la honte au gars, mais c'est une parisienne (une habituée donc) qui m'a fait signe de me mettre derrière elle. Je n'ai pas été couarde, j'ai juste été effarée, ça existe vraiment donc? La jeune provinciale que je suis pourrais en être choquée vous dis-je!
Ensuite passage éclair à Dijon avant de redescendre à Montpellier pour la fête de la musique, le concert de mon ensemble dans une cathédrale immense, pour filer direct avec mon unique spectateur à moi au concert du groupe de nos potes. Bonne soirée, ils devaient passer à 19h, ils sont passés à 22h ou 23h….J’étais tellement fatiguée que j’étais « étourdie » après un simple verre de rosé !
S’en est suivi la farandole de paperasses, allers-retours entre Nîmes et Montpellier. J’ai commencé à bosser le 9 juillet et je n’ai toujours pas touché un sou, j’ai ouvert un compte pro et un compte perso, mes deux comptes perso sont à découvert, mon compte pro a faim… Bref, l’appartement avec le mobilier ikea de mes rêves n’est pas encore à portée de main…
La paperasse n’est pas encore terminée, la CPAM du Gard n’a pas été fichue de transmettre mon dossier à l’URSSAF. Il faut dire, c’est vraiment difficile de transmettre un dossier à une institution située dans la même rue ( la CPAM est au 14, l’URSSAF au 16).
Je suis donc officiellement une orthophoniste clandestine qui risque d’être poursuivie par le fisc (ils vont rigoler en voyant l’état de mes finances)… Catch me if you can… I don’t run fast, if you can’t catch me that means you suck…
Donc je travaille en libéral, 1 patient sur 3 ne vient pas au rendez-vous et ne prend pas le temps de m’appeler ou même de m’envoyer un simple texto. En bref, je m’emmerde.
En secteur hospitalier, c’est quand même plus drôle : ils m’ont contactée le 10 juillet pour que j’amène tous les papiers pour mon contrat (qui débutait le 15), je ne pouvais pas amener ces papiers le 10 car le bureau est fermé le jeudi (sinon c’est pas drôle) je les amène donc à 8h30 le vendredi, avec un rendez-vous à honorer à Nîmes à 10h30 (sinon c’est encore moins drôle).
- 8h30 dans le bureau, check (je suis à l’heure, alleluia)
- 8h50 « Oh, c’est dommage qu’on ne vous ai pas appelée le 8 pour que vous ameniez vos papiers, vous auriez pu être payée à la fin du mois, là faudra attendre la fin du mois prochain »
- 9h00 « ah, il faut que vous alliez au bureau machin, c’est quelque part par là-bas » avec un vague signe en direction de l’hôpital psychiatrique. L’hôpital en question n’est rien de moins qu’un village avec plusieurs pavillons.
- 9h25, au bord de la crise d’apoplexie, j’ai trouvé le bureau machin : « il faut que vous passiez à la lingerie pour commander vos tenues »
- 9h30 à la lingerie « ah mais je dois les livrer en cab 4 ou cab 5 vos blouses ? » ... Cab 4 ou 5? des mots encore plus barbare que myoclonie phrénoglottique! Coup de fil à l’orthophoniste en chef pour avoir ma réponse
- 9h45 sortie de la lingerie. Selon Mappy, il faut 30 minutes pour rejoindre mon bureau à Nîmes
- 10h15 je hais Mappy, je suis arrivée au péage (entrée bien sûr) de l’autoroute, je téléphone à ma patiente à Nîmes pour lui dire de ne pas m’attendre. Je n’avais pas vu le flic qui guettait au péage… juste là où je passe… heureusement il a été indulgent…
- 10h40 je suis en bas de l’avenue où je bosse… Il y a le putain de marché sur l’avenue en question et je n’étais pas au courant, les trois merveilleuses voies ne sont plus qu’une et demie, le reste étant envahie par les voitures garées en double file. Nîmois je vous aime.
- 10h55 je trouve une place
- 10h58 j’arrive en sueur au cabinet, mon patient de 11h00 est en train de m’attendre devant la porte… honte…En plus il était triste…
Bon, ça ce ne sont que quelques unes des menues galères que je rencontre. Je pourrai encore parler des heures de la télétransmission et de la merde que c’est, en plus on coupe pas moins d’arbres grâce à ça, mais ceci est une autre histoire… Sur ce… j’vais me saouler au perrier citron pour oublier...
21:32 Publié dans 3615mavie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25.06.2008
Diplômée!
Jeudi 12 juin.... de l'an de grâce (grasse?) 2008... Le jour est venu... Après deux années de sueur, de larmes, d'adrénaline, d'éthanol, et de mac do plus un quick, Marie et moi sommes là. Devant cette salle, ou nous allons présenter notre petit bébé, notre mémoire que nous avons prénommé Lajuju, sujet: La communication gestuelle dans la Maladie de Parkinson.
Je revois, une réunion du staff au service de neurologie en octobre. Nous y avions présenté notre sujet. Voyez la réaction de tous ces grands neurologues, face à nous, jeunes étudiantes orthophonistes pleine d'espoir:
"C'est ridicule cette étude!!!"
"C'est évident qu'ils vont faire moins de gestes!!!"
"Ca sert à rien!"
Bref, on en est ressorties démontées, mais toujours résolues! Armées de notre seul camescope, nous avons filmé 40 patients. Videos de 7 à 10 minutes environ visionnées chacune plusieurs fois (enfin, ça c'est ce que j'ai dit au jury) pour une analyse précise à l'aide d'une grille sortie nettement plus du cerveau de Marie que du mien, il faut rendre à César ce qui lui appartient. Et là, les neurologues ils sont eus dans leurs jugements!!!
Après des problèmes pour la théorie (nombreux grincements de dents pour la remanier, nombreux sont ceux de mon fait), rendue en février et corrigée en avril (ben oui, sont occupés ces gens là), après des sueurs froides, après l'interminable après-midi qui a précédé le point final que nous attendions tant, voici venir le temps de la soutenance.
On est devant tous ces gens, le jury et les gens venus nous encourager, et voilà, nous parlons. Ralentis ton débit Charlotte.... Arrête de faire un oeuf qui danse la samba avec ta main quand tu parles....oups, trop tard...Arg, la bafouille!!! "Excusez-moi" adressé au public... On respire un grand coup, et on repart.... Ouf... fini... ah non, la diffusion de video!!! Bon, brancher la télé.... C'est quoi cette télé? Elle est plus vieille que Marie et moi réunies!!! Bref, on a le son mais pas l'image.... Bon, on va essayer de passer par l'ordi, heureusement que j'ai récupéré les video dessus... Arg, l'image ne passe pas au projecteur!!! Même mon père qui s'est improvisé technicien n'y peut rien!
Bon, on approche l'ordi du jury, on montre les videos, on commente... Fini, le jury doit poser ses questions. Etape redoutée.... Ah? pas de questions? C'était très clair? Coooooooool! Maintenant, le jury délibère...
On sort, on cause beaucoup, le jury nous rappelle...
"Mémoire très bien écrit, très clair, présentation bien, concise et complète... Nous vous accordons donc votre certificat de capacité en orthophonie"
Youhou!!!
"Vient maintenant l'épineuse question de la mention...."
Ouiiiiiiii?
"Nous avons décidé de ne pas vous en mettre...."
Marie et moi sommes figées, mais toujours souriante ça ne peut être qu'une bonne blague
"Mais non, je plaisante..."
Ah vous voyez, j'vous l'avais dit!!!
"Nous vous accordons la mention très honorable"
On n'en espérait pas moins, faut le dire!!!
Voilà, après un peu de beuverie lors de la cérémonie de fin d'études (on m'a offert une plante que j'ai appelée Mauricette) un stage à Paris etc... je crois pouvoir dire que les études c'est bel et bien fini. J'attendais ce moment depuis des années, enfin il est venu. Un brin nostalgique quand même, j'espère ne jamais perdre de vue tous ces gens qui ont permis que ces quatre dernières années fassent partie des meilleures années que j'ai jamais vécues, avec une mention spéciale à Marie qui m'a supportée (dans tous les sens du terme) les trois années qui viennent de passer, qui a été la première personne suffisamment inconsciente pour me demander de faire le mémoire avec elle (les autres se sont brossé), on a carrément vécu ensemble cette année, et Dieu sait qu'il a dû y avoir quelques grincements de dents. Ma mayoune, si tu passes par là, mention spéciale à toi!
12:09 Publié dans 3615mavie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.05.2008
Je suis peut être pas si artiste... mais je suis une héroïne!!!
Ben oui, mon mémoire a été accouché, un beau bébé de 107 pages dont je suis fière (l'imprimante se porte bien, merci de prendre de ses nouvelles)
Je peux donc à nouveau m'adonner à l'écriture!!! Youpi!!! Et aujourd'hui, j'ai envie de raconter ma vie.
Certains de mes lecteurs savent que je m'adonne à un hobby que la plupart des gens peuvent trouver particulier: je fais du chant lyrique, mais dans un ensemble car je n'aime pas ma voix et je veux surtout pas l'entendre. Dans cet ensemble, il nous arrive de faire des concerts, ce qui entre nous commence à me déplaire car nous sommes en train de virer semi-pro et j'ai bien assez de stress sans que mon moment détente me pourrisse d'angoisse. Mais là n'est pas la question.
Le week-end dernier, nous faisions un concert à ma cathédrale d'Auch. Notre chef de choeur nous avait tellement dit et répété "prenez un sandwich, on sait pas si on pourra manger..." que je m'attendais à un bled totalement paumé avec genre 4 vaches et 7 poules comme habitants. Arrivés là-bas, nous nous sommes pris une claque, la cathédrale est vraiment immense et je me suis rappelée que Auch est "juste" la préfecture du Gers.... Le stress a commencé à monter: la cathédrale est immense et magnifique, notre chef de choeur nous interdit les paroles lors du concert. C'est très con, je ne les connais pas par coeur. Bon, comme au dernier concert je vais faire du play-back, c'était passé inaperçu de tout façon.
Après la répétition (accompagnées de l'orgue s'il-vous-plaît), nous nous sommes rendues à l'hôtel. Magnifique hôtel datant probablement des années 1930 et dont la dernière rénovation remonte à.... nous dirons la visite des services d'hygiène survenus par surprise un lundi matin de 1963 (ou quelque chose dans ce goût là). Les chambres sont simples, doubles ou triples. A la base, je pensais me débrouiller pour avoir une chambre simple afin de dormir en paix. Ca m'aurait évité des remarques genre "oh mais dis, tu sais, tu ronfles la nuit", que je trouve entre nous relativement stupide: la nuit je dors, je ne peux donc pas savoir si je ronfle, et puis moi ça me dérange pas, s'ils sont pas contents, ils ont qu'à s'en aller, nah! Ou encore la fameuse "Tu parles en dormant" mais celle-là c'est rigolo donc ça va.
La dame de l'hôtel, toute frippée, nous a seriné de sa voix aigrelette qu'elle voulait que "les bonnes moeurs" soient respectées au sein de son établissement alors que ses petits yeux, enfoncés dans leurs orbites, fusillaient le seul choriste homme participant au concert... qui n'est par ailleurs intéressé par aucune de nous!
Revenons en à l'hôtel: il s'agit d'un vieil hôtel dont la décoration est plus que douteuse, tout le monde ne peut pas apprécier la juste beauté des tissus vieux rose ou vert... kaka?...faisant office de tapisserie, ou encore la délicate subtilité du renard empaillé complètement délabré qui trône au sommet d'une armoire toutes dents dehors. Les toilettes et les douches sont sur les palliers pour la plupart des chambres. Les petits veinards peuvent avoir une cabine de douche dans leur chambre, celle-ci ressemblant aux WC chimiques des foires et amenant une petite touche futuriste à la déco.
Finalement, je me retrouve dans la chambre pour trois personnes, une amie a insisté pour être avec moi dans la chambre (afin de pouvoir jouer à la nintendo DS à sasiété probablement lol), et quand nous avons su que la chambre était de trois, nous avons intégré (de force) une autre comparse. La dame de l'hôtel nous remet la clef de la chambre 25: "c'est au 4ème étage, vous montez les escaliers, au troisième vous ôtez la chaîne et vous continuez à monter". Bien, nous montons donc les escaliers, découvrant les différentes teintes de moquette collée au mur. Arrivée au troisième, plein d'appréhension, nous enlevons la chaînes et montons doucement et prudemment les escaliers... En haut de ceux-ci, à droite, un berceau effrayant en fer rappelant une cage... En face de nous, une porte apparaît... elle est entrouverte... Je la pousse, m'attendant au pire... et là....
Et là, nous réalisons enchantées que nous avons la suite de l'hôtel!!! Deux lits deux places (j'ai fait jouer le droit d'aînesse pour en réquisitionner un), un lit une place, une télé! (la seule de l'hôtel), des poutres apparentes, une douche et des toilettes que pour nous!!!! Qui a dit que je n'ai pas le cul bordé de nouilles?
Nous repartons manger au restaurant, et à notre retour bien sûr, brossage des dents... je cède ma place à l'une de mes camarade. Deux minutes après, elle ressort de la salle d'eau absolument terrorisée: "Ben, qu'est ce qu'il t'arrive?" "Charlotte, je suis vraiment désolée, mais y'a un mille-pattes énorme, j'en ai la phobie" et de se réfugier sur son lit. Pragmatique, je me lève, j'attrape un verre et une feuille de papier pour attraper le monstre. D'ailleurs il porte bien son surnom, de couleur jaunâtre avec plein de fils partout, j'ai appris plus tard que c'était un scolopandre. Enfin, perso, je suis incapable de faire du mal à une mouche, et ce n'est pas qu'une image. Je l'attrape et le balance au rez de chaussée, les proprios de l'hôtel auront qu'à se démerder avec lui.
Je remonte dans la chambre, ma camarade est tétanisée, sur son lit. "Heu, ça va aller?" "Oui oui... Merci hein.... je vais juste pas dormir"
Okaaaaaaay..... "Allonge-toi, je vais te faire faire une séance de relaxation" . C'est ainsi que j'ai eu ma première patiente en relaxation et que j'ai soumise au training autogène de Schultz (non, j'ai la flemme d'en parler)
Le lendemain, elle m'a dit que sans ça elle aurait pas dormi, j'avoue ne pas être peu fière de moi!
Quant au concert, une marée de 50 têtes blanches ou grises est venue nous écouter, décidément, le lyrique ça branche pas les jeunes du Gers.
Et on a réussi à chanter sans partoche! Le retour à montpellier s'est fait à 00h15, le lendemain je me levais à 6h30... ainsi que mardi et aujourd'hui (jeudi) d'où la fin précipitée de ma note: je suis absolument claquée, même les héros pas artistes ont besoin de repos!
00:30 Publié dans 3615mavie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.03.2008
tag!
Ah oui, je me rends compte dans ces dernières notes que je n'ai point parlé du sujet principal de ce blog, autrement dit moi, sans aucun égocentrisme ou même une quelconque vanité.
Oui, un blog, la première définition que l'internaute moyen s'en fait est "journal intime public". L'internaute pas toujours moyenne que je suis préfère s'en tenir à "journal public des anecdotes drôlesques de mon existence". C'est certes plus long, mais ça a le mérite d'être plus précis car franchement, m'épancher sur l'épaule de mon ordinateur par l'intermédiaire d'un clavier, très peu pour moi: non seulement il n'en a pas (d'épaule, il y a bien un clavier si vous ne vous en étiez pas douté) mais en plus il n'est pas tenu au secret professionnel, médical, tout court, rayez les mentions inutiles.
Pour aborder l'épineux sujet de mon moi extérieur et superficiel (on verra plus tard pour l'intérieur, mais la profondeur faut pas y compter), Nini (cliquez dans les liens) m'a taggée à point nommé! (En plus elle sait que j'adore ça). "Mais..... Keskecé un TAG" me demanderez-vous? Google étant votre ami mais aussi le mien, cherchons.... Alors, barre d'outil google.... Je tape.... T... A ... G .... Ah! déjà une réponse:
TAG: Transport de l'Agglomération Grenobloise.
.....
Bon, google est mon ami, mais google ne me dit pas toujours ce que j'ai envie de savoir.... D'autant qu'habitant à Montpellier, et n'ayant pas vraiment envie de mettre les pieds à Grenoble.... ben justement, ça me fait une belle jambe avec un beau pied au bout d'avoir découvert ce site...
Essayons avec une autre ressource du net, Wikipedia (priez pour nous!!! Amen)... donc... plusieurs réponses s'offrent à moi:
- Troubles anxieux généralisés: Non, ça peut pas être ça....
- Transport de l'agglomération grenobloise: Merci, je le savais.....
- Techniques d'avant garde: Une vague histoire avec de la formule 1, les courses de voitures et moi ça fait 2, j'évite donc soigneusement de cliquer....
- Transformer à Gauche: La politique ça me fait vomir. Au moins comme ça c'est dit.
Nous avions donc là la catégories des sigles acronymiques. Passons aux anglicismes, je pense que nous approchons du but! Tag peut signifier:
- Un match de basket: sur mon blog, je ne parle pas de voiture ni de ballons d'abord, nah
- Un graffiti: oh, ça me plaît
- Il peut s'agir d'une obscur terme de programmeur informaticien.... Je passe mon tour
- En biologie, il s'agit d'étiquettes....
Donc, je pense pouvoir conclure que Tagger signifie Etiqueter. En tout cas, ça ressemble bien à l'acte d'être taggé!
Aller, on passe aux choses sérieuses maintenant!!! Et encore merci Nini, tu sais que j'aime ça!!!
Allons-y pour les consignes (c'est comme ça que le blogger taggé procède:)
- Mettre le lien de la personne qui vous a tagué
- Mettre le règlement sur votre blog
- Mentionner 6 choses avec ou sans importance sur vous,
- Taguer 6 personnes en mettant leurs liens
- Les prévenir sur leur blog
- J'ai trois chats, trois chats noirs.... Je me plais à m'imaginer être la lointaine cousine d'une puissante sorcière (ou d'un puissant sorcier, pas de sexisme ici) qui envoie les chats pour me protéger.
- Je suis tellement pas ponctuelle que mes potes feintent en me disant de venir une demi-heure avant l'heure convenue (entre eux et dans mon dos). Mais je fais des progrès! (cf plus bas)
- Je finis mes études cette année, et je n'ai plus le temps de ressortir ma guitare ou de griffonner un dessin, d'où la rareté de mes mises à jour soit dit en passant.
- J'ai comme projet de reperdre les 5 kilos que j'ai pris en deux ans.... Un jour.... Pas que je me sente mal dans ma peau, mais j'suis un peu fauchée et j'ambitionne de réussir à respirer même dans mes vêtements d'été.
- Je fais du chant lyrique dans un ensemble et ça ne m'empêche pas d'aimer le rock.
- Ce matin, j'devais rejoindre une amie à 7h30, à plus de 20 minutes à pieds de chez moi pour aller en stage, j'me suis réveillée à 7h17, et j'ai réussi à être à l'heure (en prenant une douche même).... Non non, vous ne rêvez pas! (Hem...Merci maman....)
Bon, je dois tagger 6 personnes..... Je n'ai pas 6 personnes à tagger, donc on va déjà dire Magi (s'il passe par là), Noë (bis), Stef (ter) les autres ont déjà été taggés.
17:57 Publié dans 3615mavie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27.01.2008
Rechute....
... Et oui, à l'instar d'autres, il est toujours difficile de se défaire d'une addiction.... Quand tu aimes raconter ta vie, tu as des chances de devenir blogueur, quand tu deviens blogueurs, t'es foutu!
Ces quelques percées dans le monde dit réel, in Real Life, fort agréables, ne te serviront au final qu'à alimenter un bleug, un blog, un journal en ligne.... Enfin, un journal en ligne.
Par quelques adroites (ou pas) tournures de style, tu te donnes le sentiment d'être presqu'un auteur. Mais quelle est cette notion d'auteur? Après tout ne sommes-nous pas auteurs de nos propres existences?
.... Bon, au diable cette envolée lyrique, en gros, t'es mal barré!!!
Suite à une absence plus ou moins longue de la blogosphère (mon ancien bleug http://tinaplume.bravejournal.com pour ceux que ça intéresserait) je me repointe, avec des théories plus fumeuses les unes que les autres, un mémoire de fin d'étude pas encore en souffrance mais en attente, un régime que je recommence tous les deux jours et qui par conséquent ne marche pas. Et, bien évidemment, ma vie d'étudiante montpelliéraine que je pourrais qualifier de trépidante.... mais je n'aime pas mentir donc je ne la qualifierai pas.
Ne vous attendez pas à ce que j'atteigne des sommets littéraires sur ce blog, j'ai toujours écrit comme je parle, passage du coq à l'âne inclu, sans métaphores filées ni (dieu merci) fautes d'orthographe, mais avec plein de barbarismes.
Sur ce, je vais rédiger ma première "vraie note" qui fermente en mon esprit depuis près de deux jours.
16:56 Publié dans 3615mavie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note