14.08.2008
Poisse, malchance et petits tracas
Bon, y'a des jours comme ça... ça va pas fort... y'a d'autres fois, on a l'impression d'être engluée dans la poisse jusqu'aux racines capilaires! C'est un peu ce qui s'est passé avec moi ces derniers temps. J'aime pas me plaindre, mais ça fait du bien!
Imaginez, ça a commencé vendredi 1er août. et ça commence tout juste à se calmer. Je quitte le travail, je vais prendre le train pour rentrer chez moi. J'arrive à la gare en courant pour être sûre de pas rater mon train, tableau: 30 minutes de retars. Me voilà à attendre 40 minutes sur le quai. Bien sûr, pas de lecture avec moi, sinon c'est pas drôle. Une fois montée dans le train, un coup de fil s'impose: " Allo? Stef?.... Oui c'est moi... Bon, pour le départ en week end ce soir, je suis pas prête d'être chez moi tu penses qu'on pourrait partir plus tard.... Ah, on partirait avec ta maman? Il me semble qu'elle n'aime pas attendre?...bon, laisse tomber pour le week-end... vous rejoindre après en voiture? j'aurais ni la force, ni le courage" ....
J'abandonne donc l'idée de mon week-end peinard en Aveyron. Finalement Stef me rappelle en me disant qu'elles m'attendent! Chic! La course commence. Arrivée à la gare... 10 minutes d'attente pour le bus... Bon, c'est pas dramatique... J'attends... 5... 10... 15... 20.... 25 minutes... Chameau de bus!!! Bref, j'arrive chez moi en nage, j'ai 10 minutes à tout casser pour préparer mes affaires et me rafraîchir en peu... Je suis morte de honte, Stef et sa mère m'attendent depuis en tout près de 3/4 d'heure. Bon, finalement on part et on se retrouve dans les pires bouchons... Je suis mortifiée! Malgré ce malheureux incident, nous arrivons à bon port et je passe un super week end avec des gens très sympas, une fête de village où on m'a menacée de me balancer dans l'abreuvoir, un bon resto... Je rentre chez moi guillerette, plus reposée que jamais! Pour retrouver mon doux foyer... Et une méga soupe à la grimace qui m'a sapée toute mon énergie.
Bref, je retourne au boulot le lendemain, j'me prends une nouvelle dans la tronche qui me secoue plus que ce que j'aurais cru sans que j'ai pourtant une quelconque responsabilité. Entre midi et deux je me réfugie dans ma voiture et je fonds en larmes au téléphone avec mon meilleur ami au bout du fil qui me console comme il peut de son boulot. Je pars faire ma course et m'achète un repas que mange toujours dans ma voiture. Je ne me plais pas des masses à l'hosto, j'm'entends pas trop avec l'équipe, je suis pas à l'aise. Mais j'y retourne. Je me planque une heure dans le bureau avant d'y retourner.
L'après-midi se passe, le soir je dors pas beaucoup et je ne mange guère. Le lendemain j'y retourne, j'appelle le bureau de gestion pour leur dire que j'ai rendez-vous chez le médecin. Sans entrer dans les détails avec eux, je suis au bord de la crise de nerfs, il est hors de question que je loupe ce rendez-vous. La dame me dit qu'il faut que je signale mon départ à la cadre de service... en congé... Je dis alors que j'ai des heures à rattraper (en effet, j'ai bossé 20h30 au lieu de 18h30 la semaine passée) elle me répond que la pointeuse se borne à mes horaires de sortie (pas d'entrée bien sûr, 2 minutes de retard se voit direct, mais pas 1h de boulot en plus...). Encore, si c t que ça, mais en plus la dame n'a pas enregistré les bons horaires, en gros, ça fait 3 semaines que je me fais gruger mes RTT, et 4 h de boulot par semaine... Je raccroche, et je me casse. S'ils ont des questions à me poser, qu'ils viennent je les attends, sinon ils n'ont qu'à abréger mon pré-avis, c pas comme si je pouvais pas trouver du boulot à côté. De toute façon, ils ne me filent même pas de boulot, je m'emmeeeeeeeeeeeeerde.
Bref... je vois la toubib, elle me bourre de plantes pour me calmer. Ca me ressemble pas mais c'est plus qu'indispensable vu mon état de nerf. Je repars en réunion (3h de blablas inutiles) et je rentre.
Le lendemain, je décide de dormir une heure de plus avant d'aller bosser à Nîmes: donc, je prends la voiture! Youpi! Je me plante de sortie, j'arrive au cabinet à 8h32, deux minutes de retard, la patiente s'est barrée. Elle me fait chier je la revevrai plus. Je fais mon boulot, youpi! Aprèm de canicule, j'appelle une patiente presque née au XIXème siècle tellement elle est vieille pour lui dire de SURTOUT pas bouger de chez elle. Au moins, j'ai fini le boulot à 15h, CASSOS!!! Youhou! Je prend ma p'tite titine que j'aime (la voiture) pour me mettre en route.
Je roule donc gaiement sur l'autoroute, heureuse de rentrer chez moi plus tôt et de pouvoir aller au ciné avec mes potes et profiter tranquillement de la soirée. 110 à l'heure sur l'autoroute, tranquille... Soudain, un soubresaut... Deux.... Mais... Je n'entends plus le moteur... En gros, ma voiture continue de rouler sur sa lancée... Entraînée non par le moteur mais par l'inertie... Or, il est connu que le mouvement perpétuel n'existe que dans un monde parfait, vite vite, feux de détresse, je laisse le camion me dépasser par la droite, le mec qui me bouffait le cul avec sa voiture pourrie m'insulter, et je me rabats sur la bande d'arrêt d'urgence. Bon, ça s'est fait... Je suis encore vivante, c'est toujours ça de pris. Bien sûr, j'ai oublié mon téléphone portable juste aujourd'hui, sinon c'est pas drôle. Donc je descends de ma voiture agonisante (côté passager, s'agit de ne pas se faire souffler par un camion) et je marche à petits pas serrés, talons hauts et robe à l'appui, jusqu'à la borne d'arrêt d'urgence, j'appelle... 40 minutes d'attente... Ok, bon, je m'asseois derrière la glissière de sécurité, et je contemple ma voiture. Le spectacle d'une nana en robe au bord de l'autoroute a beaucoup plu aux camionneurs vu les klaxonnements.
Finalement le dépanneur arrive, je lui explique ce qui s'est passé et que ma voiture fait le même bruit que quand la batterie est à plat quand j'essaye de redémarrer ma voiture. Il regarde, n'arrive pas à la redémarrer plus que moi (j'avoue que je me suis sentie soulagée à cet instant) ouvre le capot pour regarder dedans: "Ah.... Votre courroie de distribution a lâché..." me dit-il tête d'enterrement à l'appui. Enterrement? Mais pourquoi une tête d'enterrement... Je m'aventure dans les affres de la mécaniques: "... Heu, c'est quoi une courroie de distribution? Ca veut dire quoi" - "Que vous avez un gros problème" Merci, me voilà bien avancée...: " Heu.... c'est-à-dire?" "Ben dans 99,9% des cas, ça veut dire que les pistons et biiip* sont abîmés etc ** ..." - "... Ce qui coûte?...." - "1200€ à 1800 € "
J'ai pas eu peur quand mon moteur m'a lâchée sur l'autoroute, mais là j'ai eu la trouille... Finalement le gars remorque ma voiture jusqu'à son garage. Je m'en vais à l'accueil pendant qu'il la gare. La dame de l'accueil, très gentille appelle mon assurance pour la prise en charge du remorquage, que l'assurance en question ne prendra pas en charge. Motif d'une telle traîtrise? Je suis tombée en panne à moins de 50 km de Montpellier. C'est vrai qu'à 30 km il m'était aisé de prendre ma voiture sur le dos pour la ramener. 109 euros plus tard, n'ayant pas mon téléphone et donc les numéros de mes amis, et mes parents en vacances, je n'ai d'autre choix que d'appeler un taxi. 23 euros plus tard, je suis chez moi à 19h. Le ciné, c'est foutu, je n'ai plus qu'une envie c'est de me terrer chez moi...
Le lendemain, j'appelle un autre garage pour savoir s'ils peuvent prendre ma voiture: le premier garage ferme pour congé, si je laisse ma voiture, à moi les frais de gardiennage! *wouhou* . Finalement ma voiture peut être déplacée moyennant 90 euros. Pour continuer dans la catégorie des économies, ce week end, j'ai reçu des amis et nous avons dû louer une voiture pour que je puisse leur faire voir autre chose que montpellier: 145 euros, heureusement qu'ils ont participé... Grâce leur en soit rendue. Hier, j'ai rappelé le garage, les frais de réparation s'élèvent à plus de 2000 euros. C'est définitif, je n'ai plus de voiture. Quand la sncf va se mettre en grève, j'vous dit pas le merdier pour aller au boulot...
Bref, je n'ai plus de voiture, il va falloir que j'en achète une. Je dois aussi prendre un appart (en colloc ce serait idéal). Mes rêves de reprise de cabinet d'orthophonie partent en fumée...
Et encore, il m'en est arrivé d'autres merdes, carte bleue avalée, chèques non encaissés, rencontre avec le boss pour discuter de mes horaires, pour le croiser ensuite au resto du personnel (bon, j'avais faim), découvert sans fond, machine à carte vitale qui ne marche plus.... Le truc bien, c'est que j'ai passé un week end extra avec mes potes malgré l'épuisement dû à mes insomnies et de potentiels problèmes de santé que je n'ai pas les moyens (ou l'envie) d'aller explorer en ce moment.
... Et en plus, j'ai même pas gagné à l'euromillion é_è
01:14 Publié dans 3615mavie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note