27.02.2008

Harmonie et artistes doux dingues

L'art.... des fois je me dis que l'art c'est juste individuel, si on se place du côté de l'artiste j'entends (à quelques exceptions près bien sûr).... mais une multitide de gens vont admirer l'oeuvre.... Art collectif?

Et là, cette vidéo.... Elle témoigne franchement de la possibilité qu'ont les gens de se tourner vers un but unique, de faire quelque chose ensemble et d'y prendre plaisir!!!

Ces moments sont selon moi, de plus en plus rares, ou plutôt de plus en plus fugitifs... Savez-vous saisir ces moments où, par exemple, l'air matinal semble plus frais et transparent que d'habitude? Ces moments où une ambiance particulière se dégage des rues de votre ville? Une ambiance.... fraiche et légère.... Que chacun semble goûter dans son coin sans réaliser que finalement tous apprécient ce moment....

Ou même tout simplement ce choeur, qui chantera pour toucher son auditoire, ce même auditoire qui sera tendu vers le choeur, chaque individu attentif à la moindre note de musique.... 

Où alors, ces instants où chacun s'intéresse au même instant, à la même chose... Comme au cinéma.... Il m'arrive de complètement décrocher du film pour savourer la plénitude de cette ambiance si particulière qui sied à une salle de cinéma.... Chacun est pendu aux lèvres des protagonistes du film, attendant la suite, le rebondissement phare.... Suspens ou tendresse, tristesse ou joie, horreur ou même impression de s'être fait avoir par une critique trop élogieuse d'un navet...

 

Au fond dans ces moments, les émotions de la foule semblent se mêler pour en former une seule qui s'harmonisera avec chacun.

 

 

12.02.2008

Leçon de vocabulaire

"con" : mot moultitache pouvant être à la fois nom, adjectif, s'accordant ou non au féminin selon le contexte.... ou pas.... (personnellement, j'ai tendance à ne pas le mettre au féminin)

Selon certains sages (Bosso pour ne pas le nommer) il peut aussi servir de ponctuation. Mais cela est une autre histoire.

De nos jours, ce terme est employé pour désigner une personne bête, crédule, ou désagréable... Disons que finalement, c'est un mot qui nous servira à nous défouler de même que ses dérivés "connard" et "connasse". Ceci dit, selon le contexte, ces deux derniers termes pourront avoir une connotation affective ;) .

Maintenant, parlons d'étymologie: "con" a pour origine le mot latin "cunnus" qui désigne la vulve. Certe, ce terme n'était alors à l'époque que purement anatomique. En effet alors que "déconner" sonne aujourd'hui à nos oreilles comme "plaisanter" ou "faire l'andouille", au XIXème siècle ce terme signifiait "retirer". Sachant que nous parlons ici d'anatomie, je vous laisse deviner ce que le désuet terme "enconner" , construit sur le même modèle que le trop peu désuet "enculer" , voulait dire à cette époque.

Enfin, franchement, j'avoue que je m'étonne de voir qu'un mot étymologiquement correct ait réussi à évoluer pour donner un mot politiquement incorrect, bien que de plus en plus employé, accepté, banalisé...

De plus, l'emploi d'expressions impliquant le sens figuré tel "con comme la pluie", ou "con comme un balai" déstigmatise l'utilisation d'un terme désignant le "beau sexe" comme étant le "sexe faible". (Enfin, demeure un doute pour l'expression "con comme la lune").

Ceci dit, cette étymologie pourrait-elle être à l'origine de notre tendance innée à accoller les termes "putain con"? Et à ce moment là, un homme qui ferait une "gâterie" à une dame peut-il être considéré comme faible, si l'on considère que finalement "cunilingus" signifierait "langue de con" ? 

Au final, j'ai quelque peu envie de ne plus trop me servir de ce mot tant usé des foules malgré l'ignorance que celles-ci ont de son origine. Est-ce que ce mot ne semble pas servir une mysoginie trouvant son origine dans l'antiquité? Et même plus loin?

.... Féministes, cessez de branler et mettez-vous plutôt en branle!

 

Mais le pire de tous est un petit vocable
De trois lettres pas plus, familier, coutumier
[…]
Honte à celui-là qui, par dépit, par gageure,
Dota du même terme en son fiel venimeux
Ce grand ami de l’homme et la cinglante injure
Celui-là, c’est probable, en était un fameux.
[…]
La male peste soit de cette homonymie !
C'est injuste, Madame, et c'est désobligeant
Que ce morceau de roi de votre anatomie
Porte le même nom qu'une foule de gens.

Georges Brassens

 

Et merci à wikipedia car j'aurais pas trouvé ce texte de Brassens par moi même.

27.01.2008

Hypnotisme et slows.

L'inauguration de ce blog est accompagné de l'inauguration de la catégorie théories fumeuses. Cette même catégorie s'ouvre sur la découverte.... d'un complot.... Un complot d'ordre MONDIAL!!!

Non non non, il n'y a point maldonne, je vous assure! Denis et moi en avons fait la découverte pas plus tard que vendredi soir.

Examinons le cadre: C'est l'anniversaire de Stéphanie (bisous ma poulette). Nous sommes onze, et huit d'entre nous décidons de nous rendre au karaoké, activité que nous affectionnons pour la plupart (soit environ la moitié du petit groupe).

Arrivé là, nous fûmes abasourdis.... Imaginez, notre refuge, notre havre de paix, avait subi de profondes et meurtrières (dans le cadre de la mort des petits commerces bien sûr) modification. Désormais, plus de karaoké ni le vendredi, ni le samedi... A la déception générale (ou peut-être pas si générale que ça), nous apprîmes que les vendredis et les samedis le karaoké se ferait simple bar musical avec ambiance disco. A cinq euros le verre de perrier, m'est avis qu'ils vont perdre de la clientèle, mais là n'est pas la question.

Nous arrivons donc au coeur du problème.

Je ne sais pas si vous avez souvent participé à des "boums" dans votre jeunesse, avec transformation du garage en boîte d'après-midi (et oui, à cet âge la nuit on est au lit), coca cola et gâteau à volonté, le prix d'entrée se montant en général à un cadeau d'anniversaire à destination de l'hôte. Lors de ces occasions, les jeunes se trémoussent un peu chacun de leur côté jusqu'à l'arrivée du quart d'heure "américain" tant attendu et paradoxalement tant désavoué. Lors de ce "quart d'heure", nous assistons à un phénomène étonnant, TOUS les jeunes, du moins les plus lucides, vont aller s'accoler au mur. Certains se retrouvant pour danser deux par deux.

Ce même phénomène s'est produit au karaoké, la lumière s'est faite tamisée... Les couples se sont formés, les célibataires ont d'abord battu en retraite avant de revenir avec un ami sur la piste de danse. Ainsi, Denis m'a invitée à danser sur un "slow" (et a accompli l'exploit de me traîner sur la piste de danse ce qui n'est pas rien).

Là, les rouages se sont mis à tourner.... J'en suis sûre: Les slows constituent la pièce majeure d'un complot mondial dont le but me reste inconnu. La musique hypnotique (et souvent pas à mon goût, la plupart des slows étant à mes oreilles des choses dégoulinantes) incite les couple à tourner en rond... Voilà, hypnotisme, tu es là... Tu nous tiens.... Tu nous pousses à tourner dans le sens des aiguilles d'une montre....

Oui, je vous en conjure, là est la preuve d'un complot dont le but s'approche probablement de celui de la télévision (c'est-à-dire probablement d'abrutir un maximum de gens). En effet, observez autour de vous dès qu'un slow résonnera: TOUS LES COUPLES TOURNENT DANS LE SENS DES AIGUILLES D'UNE MONTRE!!! NE trouvez vous pas cela étrange? Dérangeant? N'est-ce pas là la preuve-même que les slows, quarts d'heure américains et autres musiques humides ne sont là que pour hypnotiser (abrutir) l'être humain?

La question se pose... En attendant des révélations au grand jour, je vous en prie, soyez prudents, et observez ce conseil: Denis et moi avons découvert le moyen d'échapper à l'hypnotisme: danser sur un slow dans le sens inverse des aiguilles d'une montre s'avère vraiment plus laborieux et demande davantage de concentration.

Rechute....

... Et oui, à l'instar d'autres, il est toujours difficile de se défaire d'une addiction.... Quand tu aimes raconter ta vie, tu as des chances de devenir blogueur, quand tu deviens blogueurs, t'es foutu!

Ces quelques percées dans le monde dit réel, in Real Life, fort agréables, ne te serviront au final qu'à alimenter un bleug, un blog, un journal en ligne.... Enfin, un journal en ligne.

Par quelques adroites (ou pas) tournures de style, tu te donnes le sentiment d'être presqu'un auteur. Mais quelle est cette notion d'auteur? Après tout ne sommes-nous pas auteurs de nos propres existences?

.... Bon, au diable cette envolée lyrique, en gros, t'es mal barré!!!

Suite à une absence plus ou moins longue de la blogosphère (mon ancien bleug http://tinaplume.bravejournal.com pour ceux que ça intéresserait) je me repointe, avec des théories plus fumeuses les unes que les autres, un mémoire de fin d'étude pas encore en souffrance mais en attente, un régime que je recommence tous les deux jours et qui par conséquent ne marche pas. Et, bien évidemment, ma vie d'étudiante montpelliéraine que je pourrais qualifier de trépidante.... mais je n'aime pas mentir donc je ne la qualifierai pas.

Ne vous attendez pas à ce que j'atteigne des sommets littéraires sur ce blog, j'ai toujours écrit comme je parle, passage du coq à l'âne inclu, sans métaphores filées ni (dieu merci) fautes d'orthographe, mais avec plein de barbarismes.

Sur ce, je vais rédiger ma première "vraie note" qui fermente en mon esprit depuis près de deux jours.